Il y a des hommes qui luttent un jour et ils sont bons…

C’était en début 2007 que j’ai connu un homme qui avait un rêve: créer une huile d’olive vierge extra parfaite. Parfaite et en grande quantité. Inventer le processus de production de centaines de tonnes d’un jus d’olive qui serait extrait au moment optimum. Des olives qui ont mûri dans des conditions idéales et un environnement propice : dans des arbres qui ont reçu la juste quantité d’eau et de soleil et une terre fertile en nutriments.

Cet homme est né et a grandi dans un océan d’océan d’oliviers de la province de Jaen et il savait bien qu’un litre d’huile extraordinaire pouvait découler de ces terres en cueillant des olives vertes, en les pressant et en extrayant leur jus. Ce nectar est une huile d’olive vierge extra extraite à froid. Immaculée, précise, précieuse.

Mais s’il fallait cueillir plusieurs hectares d’olives, les amener à un pressoir et extraire leur jus sur le sparte, ce processus implique plusieurs jours de travail et l’huile obtenue n’est pas la même que celle de ce premier litre.

Nous voyons l’olive pour ce qu’elle est, un fruit. Comme la pêche par exemple. Pour qu’une pêche arrive des champs à votre table dans de parfaites conditions il faut en prendre soin à tout moment, comme un trésor, pour qu’elle ne reçoive pas de choc ni qu’elle soit écrasée sous des tonnes d’autres pêches. Si ce n’était pas le cas, la pêche arriverait abîmée et le jus qui en serait extrait ne serait pas parfait.

L’huile d’olive vierge extra est le jus d’une olive. Mais c’est le jus obtenu en pressant avec force le fruit ou la pâte obtenue par le fruit. Il ne s’extrait pas si facilement comme le jus d’une orange car il s’agit d’une huile, pas d’eau. Cette huile d’olive vierge extra est l’unique huile qui s’obtient grâce à la simple pression du fruit. Toutes les autres huiles s’obtiennent suite à un processus de raffinage, c’est-à-dire à l’aide de procédés chimiques. Les huiles de tournesol, de soja ou de coco sont en effet réalisés en utilisant la chaleur et dans de nombreux cas une dissolution avec des solvants.

Une huile vierge il n’y en a qu’une, et elle est d’olive.

Cet homme, qui s’appelait José, voyait dans ses terres comment les cultivateurs attendaient que les olives mûrissent jusqu’à devenir noires et qu’elles tombent de l’arbre pour commencer à les ramasser. Commencer, car les récoltes pouvaient durer des mois, de fin décembre à février ou mars. En mars l’olive ressemblait plus à un raisin sec, fermentée si elle était tombée au sol et très molle, facile à presser. L’huile sortait en pressant le fruit entre les doigts, facile à obtenir mais de saveur désagréable.

Tous les arômes et saveurs délicieux de ce premier jus avaient disparu, mais cela leur était égal car l’huile se vendait par kilos, sans distinction de qualité comme vierge ou vierge extra, car dans la plupart des cas le prix était presque le même. C’étaient les raffineurs et les emballeurs italiens qui déterminaient les tarifs chaque année en fonction des quantités produites, à un prix plus ou moins égal à celui du coût de production. Vivre pour produire et travailler pour vivre. Et comme de toutes façons c’étaient seulement des agriculteurs andalous dont personne ne se souciait beaucoup, pendant que les multinationales se faisaient des fortunes en vendant leurs produits avec peu de marge mais en quantités industrielles. Pièce par pièce.

Cet homme commença par fabriquer un moulin à huile avec des machines de pointe dans la production d’huiles. Il ne savait pas qu’il fallait extraire l’huile à l’aide de planches circulaires. L’huile, pour qu’elle soit parfaite doit être obtenue par centrifugation afin qu’elle ne soit pas en contact avec les ferments des étapes antérieures. Une fois ce processus défini, il décida de cueillir les olives plus tôt, encore vertes dans l’arbre, avec du temps devant lui, et les amener à son propre moulin à pression avec un rendement plus lent et donc en moindre quantité. Ils le traitaient de fou dans le village et se moquaient tous de lui.

Aujourd’hui tout le monde sait que la meilleure huile s’obtient de cette façon, avec des olives vertes et extraites à froid le jour de la cueillette, mais peu de gens peuvent le faire, surtout en grandes quantités. José est l’un d’entre eux, probablement celui qui fait la meilleure et la plus grande quantité d’huile.

Maintenant, onze ans plus tard, quand la capacité de production d’une huile excellente est telle que des centaines de tonnes d’un nectar authentique sort des moulins, nous avons créé la marque EXTTRA PICUAL. EXTTRA n’est pas seulement une huile d’olive vierge extra de la variété Picual, c’est L’Huile d’Olive Vierge Extra de de variété Picual. Le meilleur jus d’olive qui peut être obtenu de cette variété, emballé dans une bouteille foncée et à un prix accessible au consommateur.

L’amener à votre table et le déguster, c’est juste à un clic.



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